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Centre de référence
pour la maladie de Fabry et les maladies génétiques du tissu conjonctif
d'origine métabolique

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Qui sommes nous ?

Le centre de référence pour la maladie de Fabry et les maladies héréditaires du tissu conjonctif a été labellisé en 2006 par le Ministère de la Santé.

Traitements

Sur le plan thérapeutique la transplantation de cellules souches hématopoiétiques  (greffe de moelle osseuse) a donné des résultats intéressants. Ses indications sont notamment l’existence d’une cardiomyopathie ou d’apnées du sommeil sévères. La greffe prolonge la survie avec amélioration de la qualité de vie, de l’atteinte cardiaque, de la viscéromégalie et de la dysmorphie faciale. En revanche, elle ne parvient pas à corriger ou stabiliser l’atteinte osseuse. Plus de 45 patients à travers le monde ont bénéficié de cette procédure dont les indications restent toutefois limitées par la disponibilité de donneurs HLA-compatibles, la morbidité liée à la réaction chronique du greffon contre l’hôte et une mortalité relativement élevée [67% de survie à 1 an dans le registre du Center for International Blood and Marrow Transplant Research (CIBMTR)].
 Dans un premier essai thérapeutique contrôlé, randomisé, en double aveugle, portant sur seulement six malades, l’arylsulfatase B recombinante (galsulfase) fut administrée en perfusion hebdomadaire à deux posologies : 1 mg/kg de poids et 0,2 mg/kg de poids. Cet essai de phase 1 montra une bonne tolérance de la galsulfsase, une réduction de l’excrétion urinaire de dermatane sulfate et une amélioration du test de marche pendant six minutes, plus notable avec la dose la plus élevée. Un essai de phase II portant sur 10 malades fut alors organisé. Seule la posologie de 1 mg/kg fut conservée dans cette étude, qui confirma la bonne tolérance de l’enzyme avec toutefois apparition d’anticorps de type IgG dirigés contre la galsulfase, vraisemblablement responsables de la survenue d’un certain nombre de réactions allergiques liées aux perfusions qui doivent donc être de préférence réalisées en milieu hospitalier. L’analyse des critères d’efficacité montra une réduction de l’excrétion urinaire des glycosaminoglycanes, une amélioration du test de marche de 12 minutes (+139%) et une amélioration du test de montée des escaliers pendant 3 minutes, l’absence de groupe contrôle limitant toutefois la portée de ces résultats. Un essai multicentrique de phase III, contrôlé, randomisé en double aveugle contre placebo, fut donc mis en place, avec une première période d’une durée de 6 mois pendant laquelle 19 malades furent traités par l’enzyme recombinante (galsulfase) et 20 malades par placebo. Les résultats montrèrent une amélioration statistiquement significative du test de marche (92 mètres de différence moyenne entre les groupes traité et non traité) et une réduction statistiquement significative de l’excrétion urinaire de dermatane sulfate. Le test de montée des escaliers pendant trois minutes montra une tendance favorable, avec une différence moyenne de 6 marches par minute entre les groupes traité et non traité, sans toutefois atteindre la significativité statistique. L’autorisation de mise sur le marché fut accordée à la galsulfase (Naglazyme®) en juin 2005 aux Etats-Unis et en 2006 dans l’Union Européenne.