Tél. : 01 47 10 44 38 / Fax : 01 47 10 44 36 / Hotline Maladie de Fabry : / 01 47 10 44 41 E-mail : dominique.p.germain@aphp.fr

Centre de référence
pour la maladie de Fabry et les maladies génétiques du tissu conjonctif
d'origine métabolique

Publications Symptômes Disponibilité Génétique Recherche Ecoute Diagnostic Transmission Multidisciplinaire Traitements

Qui sommes nous ?

Le centre de référence pour la maladie de Fabry et les maladies héréditaires du tissu conjonctif a été labellisé en 2006 par le Ministère de la Santé.

Clinique

Les trois formes de MPS I sont caractérisées par une atteinte multisystémique avec organomégalie et «dysostose multiplex». Les sujets concernés ont un faciès particulier, mais l’intelligence reste normale dans la forme atténuée, représentée par le phénotype Scheie.
Dans les trois formes, l’évolution est chronique et progressive.

De révélation pédiatrique, la maladie de Hurler est de loin la plus grave.
Le diagnostic est généralement évoqué entre 4 et 18 mois devant l’association de malformations du squelette et d’infections ORL (les nouveau-nés paraissent le plus souvent normaux, en dehors d’une possible hernie inguinale ou ombilicale).

La dysmorphie faciale est caractéristique, mais l’ancien terme de « gargoylisme » – qui fait référence aux gargouilles des cathédrales – doit être abandonné, parce que péjoratif et insultant pour les familles. Le nez est retroussé ou épaté et l’ensellure nasale prononcée. Les yeux sont écartés et globuleux.
Il existe également une macroglossie, un épaississement des lèvres et une hypertrichose.
On observe une augmentation anormale du périmètre crânien ainsi qu’une scaphocéphalie (allongement antéro-postérieur du crâne).
La « dysostose multiplex », définie radiologiquement, consiste en une limitation de l’amplitude du jeu des articulations des membres, associée à des déformations en griffe des mains, une cyphose dorsolombaire (gibbosité marquée avant l’âge de 1 an), des déformations des corps vertébraux dorso-lombaires (ovoïdes avec un éperon postérieur) et un élargissement des côtes.

Des anomalies de la vitesse de croissance sont rapidement constatées, avec initialement une accélération la première année de vie, suivie d’un ralentissement, responsable à terme d’un nanisme sévère.

L’organomégalie est surtout une hépatosplénomégalie, qui s’explique par la surcharge en glycosaminoglycanes des cellules hépatiques et spléniques.
Au plan digestif, outre l’hypotonie de la paroi abdominale, responsable de hernies inguinales ou ombilicales, existent des troubles du transit avec alternance de diarrhées et de constipation.
L’atteinte cardiaque est essentiellement valvulaire, mitrale et/ou aortique, à type d’insuffisance ou éventuellement de sténose. Mais une myocardiopathie ou une coronaropathie peuvent également s’observer.
L’hypertrophie des muqueuses des voies aériennes inférieures entraîne une obstruction bronchique chronique qui peut provoquer des apnées du sommeil.
L’hypertrophie des amygdales et des végétations adénoïdes est responsable de manifestations ORL chroniques (rhinorrhées, rhinites, sinusites, otites moyennes).
Il existe une hypoacousie d’origine mixte, due aux otites chroniques d’une part, à une atteinte neurologique d’autre part.
L’atteinte ophtalmologique est caractérisée par des opacités cornéennes. Il peut s’y associer un glaucome cornéen à angle ouvert et une rétinopathie.
Enfin, il existe dans la maladie de Hurler un retard mental, ainsi qu’un risque élevé d’hydrocéphalie.
Une compression de la moelle cervicale peut également survenir, du fait d’une instabilité de la charnière atlo-axoïdienne et d’un épaississement de la dure-mère par le processus de surcharge.